Les 10 meilleures solutions de supervision informatique

Les solutions de supervision informatique sont légion. Mais parmi ces innombrables solutions, comment être sûr d’avoir choisi la bonne ? La meilleure chose à faire reste bien évidemment d’opter pour des outils très connus bien notés sur les sites d’avis. Cependant, en faisant cela, on prend aussi le risque de passer à côté de nouveaux outils, moins connus, mais qui ont du potentiel.  Un vrai casse-tête !

À mesure qu’un réseau informatique augmente en taille et en importance, il devient vital de garantir son bon fonctionnement. Le moindre problème ou dysfonctionnement peut être très couteux pour l’entreprise. Pour y parvenir, vous devez non seulement savoir quels appareils composent l’infrastructure informatique (inventaire) mais aussi de garder un œil sur ces appareils en termes de disponibilité, d’état de santé et de performances. Quel outil de supervision pour assurer une mission aussi importante ? Pour vous faire gagner du temps, voici notre liste des 10 meilleures solutions de supervision informatique.

Solution n#01 : le logiciel de supervision MEMOGuard

En tête de liste, nous avons MEMOGuard, un outil conçu par CLEVER TECHNOLOGIE. Solution de supervision SaaS, il fonctionne sur n’importe quel système informatique, quel que soit son système d’exploitation : Microsoft Windows, macOS, iOS, GNU/Linux, Android…

MEMOGuard est en mesure de superviser les bases de données, les serveurs web, les flux réseaux et bien évidemment les éléments matériels d’un système informatique. Bref, ses fonctionnalités prennent en charge l’observation et la supervision tout ce qui concerne le système informatique. En outre, MEMOGuard, c’est aussi une plateforme qui bénéficie aussi d’une interface simple et intuitive, très facile à prendre en main. Vous saurez le maitriser en un rien de temps. Mais tout cela mis à part, MEMOGuard est surtout apprécié pour sa capacité à traiter avec efficacité des anomalies/dysfonctionnements, des alarmes et des demandes d’intervention en provenance des sources les plus diverses.

Solution n#02 : le logiciel de supervision Nagios

Nagios est probablement le logiciel de supervision le plus connu de cette liste. On l’utilise couramment pour la surveillance système et réseau. Il surveille les hôtes et services spécifiés et diffuse des alertes lorsque les systèmes ont des dysfonctionnements. Il envoie aussi des alertes quand les systèmes repassent à l’état normal. Là où ce logiciel excelle, il peut fournir les résultats dans une large variété de représentations visuelles et rapports. Il offre aussi aux administrateurs système la possibilité de hiérarchiser les résultats et les données obtenues selon les préférences de celui-ci.

 Nagios fonctionne grâce à trois composants principaux :

  1. L’ordonnanceur qui est le cœur même du logiciel. Il a pour rôle d’ordonnancer les tâches de supervision.
  2. L’interface web sur laquelle on peut voir les informations et les données qui concernent les éléments supervisés.
  3. Et finalement, les sondes (ou plugins) qui assurent des missions plus spécifiques. On peut les ajouter ou les désinstaller fonction des besoins.

Notez que Nagios est compatible avec MEMOGuard. On peut donc les fusionner pour une supervision accrue.

Solution n#03 : le logiciel Centreon

Centreon est Français. En France, ce logiciel supervise les SI des sites et bâtiments les plus importants comme celui du Ministère de la Justice par exemple. À sa création, Centreon avait pour ambition de faire mieux que Nagios. Si aujourd’hui encore le débat fait rage sur lequel des deux logiciels est le meilleur, Centreon, en revanche, l’emporte haut la main en ce qui concerne l’interface web. Vous garantir que vous pourrez faire des diagnostiques des incidents informatiques même si vous ne connaissez pas grand-chose en SI, c’est ce en quoi consiste le travail de l’équipe qui travaille derrière Centreon. 

Son tableau de bord diffuse en temps réel des informations telles que l’utilisation du processeur, de la RAM, de l’espace du disque dur, les périphériques connectés… Bref, comme tout logiciel de supervision, il permet de vérifier l’état des serveurs supervisés et la disponibilité des matériels informatiques connectés au SI. Sa vraie puissance réside aussi dans le fait qu’il offre à celui qui supervise la possibilité de faire une configuration personnalisée. Certes, ce n’est ni nouveau ni très impressionnant en soi. Mais cela combiné à une interface web très conviviale, le rendu est pour ainsi dire très satisfaisant.

PS : Centreon est aussi compatible avec MEMOGuard.

Solution n#04 : le logiciel de supervision Zabbix

Zabbix est une solution de surveillance réseau open source gratuite. Il utilise un modèle client-serveur dans lequel le serveur Zabbix obtient des informations de surveillance de l’agent Zabbix (bien que la surveillance sans agent soit également prise en charge). Certaines des fonctionnalités fournies par Zabbix sont : suivi de la performance, surveillance des applications, modèles de surveillance pour une configuration rapide et facile, découverte automatique, alerte et rapports. Au vu de ces fonctionnalités, Zabbix ne couvre pas seulement la surveillance des états mais aussi celle des performances du SI. Pour finir, Zabbix dispose aussi de la fonctionnalité « affichage personnalisable à l’utilisateur ».

Solution n#05 : PandoraFMS

Pandora FMS est un logiciel de supervision qui peut être déployé sur presque tous les systèmes d’exploitation. Il surveille, génère des alertes, affiche des graphiques et établit également des rapports. 4 éléments composent la solution de supervision : Pandora Server, le Web console (ou interface), les Agents et finalement la base de données où vont toutes les données collectées. Dans l’architecture Pandora FMS, les serveurs assurent un rôle très important, car ils reçoivent les paquets d’informations. C’est aussi eux qui génèrent les alertes. Le concept d’ « Agents » est aussi assez surprenant. On peut affecter un agent par secteur ou par plateforme. On peut même faire surveiller un paramètre numérique précis à un agent. En procédant ainsi, l’administrateur système a le choix des paramètres spécifiques qu’il souhaite surveiller. Le but est d’éviter de faire systématiquement des surveillances trop généralisées qui fournissent malheureusement des données parfois trop encombrantes.

Solution n#06 : le logiciel ZENOSS

La manière de procéder de ZENOSS ressemble en tout point à celle de Nagios, bien qu’il soit nettement moins performant. Il surveille les nœuds d’un réseau et génère des rapports très pertinents. Son interface Web permet aux administrateurs système de faire de la surveillance de disponibilité, de l’inventaire, de la configuration… ZENOSS possède aussi une fonctionnalité analyse de performances. La version entreprise du logiciel propose des fonctionnalités telles que les « transactions Web synthétiques » ou encore la « surveillance de l’expérience de l’utilisateur final » qui vise à simuler plus précisément l’activité des applications de l’utilisateur final.

Solution n#07 : le logiciel de supervision Ganglia

Ganglia, ce logiciel au nom étrange est un système de surveillance distributif pour les systèmes de calcul haute performance : les systèmes informatiques, les grappes et les réseaux hauts performance. Il possède un mode opératoire assez spécifique et complexe qui fait qu’il ne convient pas à toutes les structures et à toutes les personnes. En outre, son tableau de bord n’est pas si simple à prendre en main. Néanmoins, des organisations et des entreprises très connues comme Cray, MIT, NASA et Twitter l’utilisent.

Solution n#08 : le logiciel Icinga

Logiciel libre et open source, à l’origine, Icinga était une branche du système de surveillance Nagios. Aujourd’hui, il devient une solution de supervision totalement autonome, même s’il ne rivalise pas vraiment à Nagios. Cela dit, il a quand même quelques avantages. Étant donné sa simplicité, il est moins fatiguant à utiliser. Pour exemple, avec Nagios les configurations se font via la ligne de commande. Avec Icinga, vous pouvez le faire directement sur l’interface Web, ce qui est nettement plus simple et facile. Son interface est aussi plus conviviale. Cependant, ses fonctionnalités de surveillance laissent à désirer. C’est pourquoi, pour une visualisation plus pointue, nous vous conseillons d’intégrer avec lui des logiciels de surveillance comme PNP4Nagios, inGraph et Graphite…

Solution n#09 : le logiciel de supervision Shinken  

Pour vérifier la disponibilité de vos serveurs et le bon fonctionnement de votre système informatique en général, vous pouvez aussi utiliser Shinken. C’est une application open source écrite en Python sous les termes de la licence GNU. Elle localise les pannes en quelques clics et dispose d’un système de reporting complet intégrant des supports très visuels : statistiques, des graphiques et bien plus encore. Ses principales fonctionnalités sont : surveillance du réseau, surveillance de la bande passante, surveillance des serveurs et des applications, surveillance des machines virtuelles, alertes (SMS, e-mail, notifications push via des applications mobiles, etc.) et rapports très robustes. Depuis la version 2.0, Shinken est décrit comme un cadre de surveillance étant donné que ces modules sont concentrés sur cette tâche précise.

Solution n#10 : le logiciel CACTI

Nous avons aussi testé CACTI. C’est un logiciel libre qui se présente comme une solution complète de surveillance de l’infrastructure informatique avec une interface Web plus ou moins acceptable. Il fonctionne sur Windows et Linux OS et offre plusieurs fonctionnalités comme : surveillance du serveur, cartographie réseau, alertes (SMS, e-mail), rapports, gestion de la configuration du réseau, analyse du trafic réseau… Une chose de très importante à noter cependant : Il n’est pas un outil adéquat pour la supervision en tant que tel. CACTI est incapable de faire la corrélation d’alertes en cas d’incident. On vous conseille donc de le fusionner avec d’autres logiciels plus orientés supervision.